Pour préparer votre relevé, ouvrez la fiche technique IFV sur le réglage. Les formules ci-dessous calculent des grandeurs ; les réglages à retenir dépendent du matériel et des conditions du travail. Aucun produit ni dose d’emploi ne sont présélectionnés dans ce guide.

Passer du réglage à la préparation des cuves

Une fois votre volume par hectare identifié, préparez la répartition des cuves. Dossier complémentaire prévu : calcul de bouillie et du dernier remplissage.

Préparer une fiche qui décrit la configuration

Identifiez la machine, le tracteur, les sorties utilisées et la configuration que vous voulez mesurer. Inscrivez la date du relevé et la personne qui le réalise. Préparez les documents du constructeur, un récipient gradué, un moyen de chronométrage et la liste des emplacements à contrôler. Donnez à chaque buse ou diffuseur un repère que vous pourrez retrouver lors de la relecture.

L’IFV rappelle que le réglage s’effectue sur du matériel en bon état. Sa fiche cite notamment les dispositifs de sécurité, l’étanchéité du circuit, les filtres, les antigouttes, le manomètre et l’état des buses ou des organes propres à la technologie du pulvérisateur.

Consignez les défauts avant de commencer le calcul. Si une fuite ou un fonctionnement irrégulier empêche de mesurer correctement, faites traiter ce problème dans le cadre des consignes du constructeur. Un résultat numérique ne corrige pas un circuit défectueux. Gardez la fiche d’entretien séparée de la fiche de mesure, avec un renvoi permettant de retrouver l’intervention réalisée sur la machine.

Mesurer la vitesse dans les conditions de travail

La fiche IFV demande une mesure en conditions réelles d’application pour vérifier la fiabilité du compteur. En viticulture, elle précise que cette mesure s’effectue dans la vigne avec l’assistance d’air enclenchée. Elle donne la formule vitesse en km/h = distance en mètres × 3,6 ÷ temps en secondes.

Choisissez un parcours représentatif et identifiez ses points de départ et d’arrivée. Notez la distance retenue, le rapport utilisé et les conditions qui expliquent la mesure. Chronométrez le passage selon la méthode du document technique. Si vous recommencez, conservez chaque relevé pour pouvoir comprendre les écarts au lieu de ne garder que la valeur la plus proche de votre attente.

La vitesse affichée et la vitesse mesurée doivent rester identifiables dans votre note. Une différence demande d’examiner la configuration et la mesure, pas de remplacer discrètement une valeur par l’autre. Pour un conseil technique, transmettez la distance, la durée et les conditions du passage. Votre interlocuteur pourra ainsi relire le calcul à partir des valeurs de départ.

Définir la largeur réellement traitée

En vigne, l’IFV définit la largeur traitée par le nombre de rangs par passage multiplié par l’écartement entre rangs. Cette largeur correspond à l’organisation des passages, et non au seul encombrement physique de la machine.

Dessinez un schéma simple du parcours : rangs parcourus, faces traitées et déplacement entre deux passages. Faites-le relire par la personne qui conduit. Vous éviterez de confondre le nombre de sorties, le nombre de faces et le nombre de rangs utilisé dans le calcul. Pour une autre configuration, reprenez la définition de largeur pertinente dans le document du matériel.

Inscrivez l’unité en mètres à côté de la valeur retenue. Gardez le détail qui permet de la reconstruire. Si la stratégie de passage change, créez une nouvelle ligne de réglage. Un volume calculé avec l’ancienne largeur ne décrit plus nécessairement la nouvelle configuration, même si les buses et la pression restent identiques.

Mesurer le débit de chaque sortie

L’IFV recommande la mesure de chaque buse ou diffuseur car elle permet de repérer les défauts d’homogénéité. À la pression choisie, on recueille l’eau pendant une durée connue, puis on calcule débit en L/min = volume recueilli en litres ÷ durée en minutes. Le contrôle du débit est aussi prévu lors d’un changement de buses ou de pastilles.

Préparez une ligne par sortie avec son repère, le volume mesuré, la durée et le débit obtenu. Utilisez la même méthode pour les sorties comparées. Vérifiez que le récipient permet de lire la quantité recueillie et que l’unité de temps est explicite. Une durée relevée en secondes doit être convertie en minutes avant l’application de cette formule.

Additionnez les débits pour obtenir le total de la configuration mesurée. Regardez aussi les valeurs individuellement : un total cohérent peut cacher une sortie qui débite davantage et une autre moins. Faites examiner les différences selon les données du constructeur et la méthode de votre technicien. Ce guide ne fixe pas un seuil universel d’acceptation pour toutes les buses.

Calculer le volume par hectare

La relation publiée par l’IFV met au numérateur le débit total multiplié par le coefficient de conversion 600. Au dénominateur figurent la largeur traitée et la vitesse. Le guide de la DAAF présente également ce calcul d’étalonnage et le rôle du coefficient d’ajustement des unités.

GrandeurSymbole de travail proposéUnité à employer
Débit total mesuréDL/min
Largeur traitéeLm
Vitesse réellevkm/h
Volume appliqué par hectareVL/ha

V = 600 × D ÷ (L × v). Les symboles du tableau servent à lire le calcul ; la relation et les unités sont celles de la fiche technique.

Écrivez le dénominateur entre parenthèses dans votre note. Gardez les données mesurées à côté du résultat. Si une grandeur change, recommencez le calcul avec le nouvel ensemble cohérent. Ne mélangez pas le débit d’un essai, la vitesse d’un autre passage et une largeur supposée : vous obtiendriez une valeur difficile à rattacher à une configuration réellement testée.

Exemple de calcul entièrement fictif

Les valeurs suivantes sont inventées uniquement pour expliquer l’arithmétique. Elles ne constituent pas un choix de volume ni un conseil de réglage pour une vigne ou une autre culture.

Supposons une distance de 100 mètres parcourue en 72 secondes. La vitesse calculée est 100 × 3,6 ÷ 72 = 5 km/h. Supposons ensuite une largeur traitée de 6 mètres et un débit total mesuré de 10 litres par minute. Le volume calculé est 600 × 10 ÷ (6 × 5) = 200 L/ha.

Pour relire cet exemple, retrouvez les unités à chaque étape. La première opération transforme une distance et une durée en vitesse. La seconde répartit le débit sur la surface parcourue. Le nombre 200 décrit ici le résultat de valeurs fictives ; il ne prescrit ni quantité de produit ni compatibilité d’une application.

Si vous remplacez ces nombres par vos mesures, conservez leur provenance. Faites relire la largeur et le débit total avant de conclure qu’un écart vient de la pression. Une erreur de périmètre ou une sortie oubliée dans l’addition peut modifier le résultat sans qu’aucun réglage mécanique ait changé.

Buse, pression et débit : garder les références

La DAAF rappelle que les fabricants publient des tableaux de correspondance entre pression à la buse et débit. L’IFV relie lui aussi le débit à la section et à la pression de pulvérisation. Ces données doivent correspondre à la buse ou à la pastille réellement montée.

Leafwrit

Tenez votre registre de traitements au même endroit. Gratuit pour commencer.

Photographiez ou recopiez la référence complète dans votre dossier de travail. Conservez le document du fabricant et la configuration des sorties. Si plusieurs calibres sont présents, indiquez leur emplacement plutôt que de donner une référence unique pour toute la machine. Une couleur ou une description approximative peut être insuffisante pour retrouver le tableau consulté.

Après une modification, mesurez de nouveau l’ensemble concerné selon la méthode retenue. Gardez l’avant et l’après avec la raison du changement. Ce relevé vous aidera à répondre à une question concrète : quel débit a été mesuré avec quelles sorties et dans quelles conditions ? Il ne transforme pas une correspondance théorique en preuve que chaque sortie fonctionne correctement.

Vérifier la répartition à la vigne

La fiche IFV décrit une simulation à l’eau claire avec du papier hydrosensible pour apprécier la qualité de la pulvérisation. Elle recommande d’examiner les différentes positions dans la végétation, sur les côtés et aux étages concernés. Cette observation complète le calcul du volume.

Préparez les repères avant l’essai afin de savoir où chaque témoin a été posé. Classez les résultats avec la configuration testée. Pour une comparaison, gardez la même logique de repérage et expliquez les modifications du matériel. Vous pourrez discuter une zone insuffisamment couverte sans confondre les témoins issus de plusieurs essais.

Le volume total ne raconte pas à lui seul la répartition. Dans votre dossier, séparez le relevé de débit et l’observation des dépôts. Faites préciser l’interprétation et les adaptations par votre interlocuteur technique. Gardez les résultats de l’essai final au lieu de remplacer toutes les feuilles par une mention générale « réglé ».

Utiliser l’outil de l’IFV pour archiver un réglage

L’IFV présente Mon Réglage Pulvé comme un outil permettant de calculer un volume théorique ou réel à partir de débits mesurés. Il annonce aussi un export des informations en fichier Excel pour les archiver ou les partager. Le lien vers la plateforme figure dans sa présentation officielle.

Préparez vos mesures avant d’ouvrir un outil de calcul. Relisez les unités demandées et comparez le résultat à votre propre fiche. Donnez au fichier exporté un nom qui identifie la machine et la configuration. Lorsque vous transmettez le dossier, joignez le schéma des passages et les relevés qui expliquent les valeurs saisies.

Ce travail de réglage complète le suivi des traitements. Pour votre suivi des traitements, conservez les données de l’application réellement réalisée et une référence à la fiche utile dans votre classement. Le guide de remplissage aide à distinguer la dose de produit, le volume de bouillie et la surface traitée. Pour les observations et les passages de la campagne, selon la publication du dossier : calendrier viticole.

Repérer une erreur d’unité avant de modifier le matériel

Les formules de la fiche technique emploient des litres, des minutes, des mètres et des kilomètres par heure. Préparez vos relevés avec ces unités dès le départ. Si l’instrument utilise une autre présentation, écrivez la conversion sur votre feuille de calcul avant de reporter le résultat. La formule ne peut être relue correctement lorsque le nombre et son unité sont séparés dans des documents différents.

Un débit mesuré sur une sortie et un débit total ne s’insèrent pas au même endroit dans la préparation. Identifiez ce que vous additionnez. Vérifiez également que toutes les sorties prises dans la somme appartiennent à la configuration testée. Une ancienne feuille comportant davantage de sorties peut vous faire conserver une ligne qui n’existe plus dans le montage actuel.

Pour la vitesse, gardez les mesures brutes de distance et de durée. Pour la largeur, conservez le schéma des passages. Pour le débit, gardez la liste des volumes recueillis. Ce dossier vous permet de corriger une erreur de calcul sans refaire une mesure correctement réalisée ni modifier inutilement le matériel.

Comparer les sorties avec une liste de repères

Préparez un plan de numérotation simple, reconnaissable depuis le poste où vous faites le relevé. Distinguez les côtés et les positions dans la configuration. Si vous changez une buse, notez son emplacement et sa référence avant de poursuivre. Vous pourrez ainsi relier un écart à la bonne sortie lors du contrôle suivant.

L’IFV privilégie le relevé individuel parce qu’il rend visibles les défauts d’homogénéité. Il décrit aussi une mesure globale lorsque la méthode par sortie n’est pas possible. Conservez dans votre fiche la méthode réellement employée pour interpréter le résultat et ses limites.

Une note globale ne permet pas de reconstituer des débits individuels qui n’ont pas été mesurés. Si votre question porte sur une sortie particulière, préparez l’examen adapté avec votre technicien. Gardez les relevés successifs dans l’ordre et identifiez le résultat retenu après intervention.

Régulation et conditions de mesure : préserver le contexte

La fiche de début de campagne mentionne le bon fonctionnement du manomètre et l’état des organes du pulvérisateur. Le guide DAAF prévoit aussi la vérification du matériel en fonctionnement et des éléments du circuit. Ces points donnent un contexte aux valeurs mesurées.

Inscrivez dans le relevé les indications de fonctionnement utilisées pour votre essai. Reprenez les consignes du constructeur pour la configuration et les manipulations. Si vous faites intervenir un réparateur, préparez la description du défaut et les résultats observés avant son passage. Conservez le compte rendu et la mesure réalisée après correction.

Lors d’un nouvel essai, expliquez ce qui a changé : élément remplacé, sortie fermée, nouvelle référence de buse ou organisation des passages. Faites apparaître ces changements dans le titre de la fiche. Vous éviterez de comparer deux résultats qui semblent différents alors qu’ils ne concernent pas le même montage.

Préparer une remise claire au conseiller ou à un collègue

Transmettez un dossier contenant le schéma, les mesures brutes, les calculs et la référence des documents techniques. Présentez votre question en une phrase : volume obtenu différent de l’attendu, sortie irrégulière, largeur à confirmer ou difficulté à reproduire le réglage. Votre interlocuteur pourra choisir le point à examiner sans commencer par reconstruire le dossier.

Après la réponse, classez la solution avec la configuration concernée. Faites une consigne courte pour l’utilisateur du matériel : où retrouver la fiche, comment identifier le montage et quel document consulter avant une modification. Gardez le relevé précédent pour comprendre l’historique technique de la machine. Ce rangement accompagne le travail ; il ne remplace ni les consignes du constructeur ni l’examen du matériel.

Ranger les accessoires avec leur fiche

Préparez un inventaire interne des porte-buses, filtres, pastilles et accessoires montés pour l’essai. Indiquez les références lisibles et les pièces remplacées. Si un emballage ou une notice explique l’identification, conservez cette référence dans votre dossier technique. Une désignation précise aide le réparateur à comprendre le montage et facilite la comparaison lors du prochain contrôle des mesures.