Pour un audit GLOBALG.A.P. IFA v6 Smart fruits et légumes, préparez un cahier qui relie chaque application au lieu, à la culture, au produit, aux personnes et aux conditions du chantier. Le point 32.02.01 du référentiel prévoit les applications de produits phytopharmaceutiques, les agents de biocontrôle et les traitements après récolte. [1][1][1][1][1]
En France, l’établissement utilisateur ou bénéficiaire reste tenu de tenir son registre selon le régime national. Les champs demandés par le référentiel de certification doivent donc être identifiés avec leur propre fondement et leur propre destination. [2]
Identifier Smart avant de préparer la checklist
La page officielle présente deux éditions pour IFA v6 fruits et légumes : Smart et GFS. Cette page suit le document Smart, principes et critères de septembre 2022, dont les sections phytosanitaires sont numérotées 32.01 à 32.11. Les intitulés et références donnés ci-dessous concernent cette édition. [3][1]
Placez le nom de l’édition et le document utilisé en tête du dossier d’audit. Faites correspondre chaque question de préparation au point de la checklist. Une ancienne feuille interne peut rester utile au classement, mais sa numérotation ne doit pas masquer la référence du critère examiné. Pour une autre édition, préparez la correspondance avec le document de votre organisme plutôt que de reprendre automatiquement tous les numéros de cette page.
GLOBALG.A.P. décrit un audit annuel par un organisme tiers accrédité et indépendant. La checklist permet au producteur de réaliser une autoévaluation avant cet audit. [3][3]
Séparer le fondement français et la preuve de certification
L’article 2 français rattache le registre à chaque établissement SIRET utilisateur ou bénéficiaire d’applications. L’annexe I prévoit, dans son cadre, le caractère biologique et les traces d’une rentrée anticipée. La cible et le mode d’application figurent parmi ses informations facultatives. [2][4][4][4]
Le référentiel Smart demande au contraire le motif de l’application et le type de matériel dans son relevé. Il ajoute les noms complets de l’applicateur et de la personne techniquement responsable de la décision. Ces précisions doivent donc rester lisibles dans le dossier préparé pour la certification. [1][1][1][1]
| Information à préparer | Référence Smart consultée | Manière de la retrouver dans votre dossier |
|---|---|---|
| Culture ou variété et lieu | 32.02.01 | Bloc, serre, champ ou installation identifié |
| Produit et substance ou auxiliaire | 32.02.01 | Compte rendu et documentation du produit |
| Dates, quantité et dose | 32.02.01 | Données de l’application avec leurs unités |
| Applicateur et responsable technique | 32.02.01 | Identification des personnes et rôles |
| Conditions météo pertinentes | 32.02.02 | Relevé local rattaché au traitement |
| Respect du délai avant récolte | 32.03.01 | Applications rapprochées des dates de récolte |
Le tableau résume les critères du document Smart. La dernière colonne est une proposition de classement. [1][1][1][1][1][1][1][1][1]
Nom du produit, substance active et organismes auxiliaires
Le point 32.02.01 prévoit le nom commercial enregistré et la substance active, ou l’organisme auxiliaire avec son nom scientifique. Le point 32.01 rattache les produits à l’autorisation dans le pays de production, puis à la culture et à la finalité de l’usage. [1][1][1]
Préparez une table reliant la désignation du compte rendu à la documentation correspondante. Ne remplacez pas le nom du produit par une abréviation ambiguë et gardez les composants d’une intervention identifiables. Pour un auxiliaire ou une spécialité utilisée dans le dossier de certification, faites retrouver la pièce à la personne qui a réalisé ou préparé l’opération.
Cette vérification n’attribue aucune autorisation à un produit. Elle prépare les éléments permettant de lire votre intervention avec sa documentation. Pour une question de culture ou de cible, décrivez le cas concret et l’information à éclaircir avant de modifier le relevé.
Dates de début et de fin : éviter une chronologie ambiguë
Le document Smart demande les dates exactes de début et de fin de l’application. La réglementation française prévoit aussi les horaires de début ou de fin lorsque la réglementation ou l’AMM les exige. Conservez ces deux niveaux de description selon leur objet. [1][4]
Dans le cahier, identifiez clairement le traitement auquel chaque date se rapporte. Une saisie effectuée plusieurs jours plus tard ne doit pas transformer la chronologie de l’événement. Lorsque des documents d’équipe décrivent un chantier sur plusieurs journées, rapprochez-les avant de préparer l’enregistrement final. Gardez l’explication de la période avec le compte rendu concerné.
Pour un export, comparez les dates visibles à celles de la pièce d’origine. Faites distinguer le moment du traitement, la reprise au bureau et la validation de votre dossier. Cette méthode de relecture évite de confondre une date technique d’envoi de fichier avec une date d’application.
Quantité, concentration ou dose et matériel
Le référentiel demande la quantité de produit appliquée, exprimée en masse ou volume, et la concentration ou la dose. Il prévoit aussi le type de matériel d’application. [1][1]
Préparez les valeurs avec leurs unités et leur sens. Distinguez une quantité totale utilisée de la dose rapportée à une surface ou à un volume. Si un calcul est nécessaire pour comprendre la note reçue, gardez les grandeurs de départ et faites confirmer leur interprétation par l’auteur du compte rendu. La notice française demande d’ailleurs de séparer chaque information dans son champ. [5]
Pour le matériel, conservez une désignation permettant de reconnaître le type employé. Reliez-la à votre inventaire interne et aux pièces du chantier. Si une entreprise utilise son propre équipement, demandez une description assez précise pour comprendre le relevé ; ne recopiez pas automatiquement le matériel habituel de votre exploitation.
Deux rôles humains à rendre identifiables
Le point 32.02.01 demande le nom complet de l’applicateur et celui de la personne techniquement responsable de la décision et de l’autorisation du traitement. Lorsqu’une seule personne autorise toutes les applications, ses coordonnées peuvent être indiquées une seule fois dans le dispositif décrit. [1][1][1]
Préparez une liste des rôles, puis un renvoi compréhensible depuis les enregistrements. Si votre cahier utilise des initiales, conservez leur correspondance avec la liste. Pour un changement de personnel, expliquez la période à laquelle chaque identification s’applique. Une même personne peut apparaître dans plusieurs tâches de votre organisation ; le dossier doit permettre de comprendre le rôle auquel le relevé se rapporte.
Pour une prestation, le ministère français prévoit un accès au registre du prestataire ou une copie fournie au bénéficiaire. Rassemblez cette pièce avant la préparation de l’audit et rapprochez les identifications des personnes avec celles de l’entreprise. [6]
Relever la météo utile au traitement
Le point 32.02.02 prévoit les conditions météorologiques locales susceptibles d’affecter l’efficacité du traitement ou la dérive vers les cultures voisines : vent, soleil ou couverture nuageuse, humidité. Le relevé peut utiliser un texte, des pictogrammes à cocher ou un autre système viable. Le document prévoit « non applicable » pour les cultures couvertes à ce point précis. [1][1][1]
Rattachez l’observation à l’application concernée. Donnez à l’équipe un vocabulaire cohérent pour que le bureau puisse interpréter la note. Si vous employez une légende de pictogrammes, placez-la avec les documents de campagne et faites-la comprendre à une personne qui ne l’a pas créée. Gardez l’origine des informations et les éventuelles précisions avec le chantier.
Ne transformez pas cette rubrique en affirmation générale de bonnes conditions : décrivez l’observation disponible et son lien avec l’événement. Si une pièce manque, recherchez-la auprès de la personne qui a constitué le relevé. Le but de cette préparation est de rendre les informations du cahier contrôlables dans le critère concerné.
DAR et récoltes continues : relier les deux calendriers
Le point 32.02.01 demande le délai avant récolte issu de l’étiquette ou, s’il n’y figure pas, d’une source officielle. Le contrôle 32.03.01 rapproche notamment les enregistrements d’application et les dates de récolte. Il demande un système adapté dans les situations de récolte continue. [1][1][1]
Préparez un dossier par lieu de récolte avec les traitements correspondants. Pour une production récoltée en plusieurs passages, conservez les repères permettant de comprendre quelle partie et quelle période sont concernées. Distinguez les dates de travail de l’équipe, les sorties de production et les utilisations de produits. Faites examiner ensemble les pièces nécessaires à la compréhension du calendrier.
Cette page ne fixe aucun DAR numérique universel. La valeur du dossier doit se rattacher au produit et à l’usage concernés. Dans votre préparation, conservez la source de la valeur retenue avec la ligne ou la règle de lecture utilisée par l’équipe. Le contrôle porte sur cette relation entre application et récolte, pas seulement sur l’existence d’une colonne intitulée DAR.
Procédures de rentrée et pièces d’approvisionnement
Le point 32.10.01 prévoit des procédures documentées de rentrée après application. L’annexe I française prévoit, pour une rentrée anticipée, le moment, le lieu, le motif et les mesures visant à minimiser l’exposition des travailleurs. [1][4]
Préparez la procédure utilisée dans l’exploitation et les pièces décrivant les événements particuliers. Faites distinguer la règle d’organisation habituelle du compte rendu d’une intervention effectivement réalisée. Pour une question sur les traces de rentrée anticipée, ouvrez également le guide français des champs.
Le point 32.11.01 prévoit de conserver les factures, documents d’approvisionnement ou bordereaux des produits utilisés ou stockés. Rapprochez ces pièces du produit et du fournisseur concernés dans votre index. [1]
Indicateurs et autoévaluation avant l’audit
Le point 32.02.03, de niveau recommandation, propose des métriques sur les substances actives appliquées. Il ne se confond pas avec les rubriques des enregistrements ni avec les points précédents présentés dans cette page. [1]
Pour votre autoévaluation, partez de la checklist de l’édition retenue et choisissez quelques enregistrements représentatifs. Retrouvez produit, lieu, personnes, météo et documents de récolte associés. Classez chaque écart selon la pièce ou l’explication nécessaire. Conservez la référence du critère dans votre liste de corrections, puis refaites le parcours documentaire après la réponse de l’interlocuteur. La checklist est précisément proposée pour préparer l’audit de l’organisme. [3]
Pour le calendrier électronique français, consultez la page 2027. Pour une demande administrative, utilisez le dossier de contrôle. Pour les surfaces, l’IFT ou les méthodes alternatives du dispositif français HVE, ouvrez la page HVE. Chaque dossier garde ainsi son référentiel et ses preuves propres.
Exigences majeures, mineures et recommandations
La présentation officielle répartit les critères entre Major Must, Minor Must et Recommendation. Elle indique, pour la certification, une conformité à 100 % des exigences majeures et à au moins 95 % des mineures. Les corrections sont ensuite vérifiées par l’organisme certificateur avant délivrance du certificat. [3][3][3]
Dans votre plan d’actions, reportez le niveau du critère et son numéro avec la pièce à compléter. Évitez de traiter une recommandation comme une obligation légale française, ou de présenter un champ majeur de certification comme une simple préférence d’affichage. Conservez le libellé de l’édition utilisée et la réponse de l’organisme lorsque votre situation nécessite une précision.
La page officielle explique que les checklists v6 sont adaptées aux pratiques spécifiques du producteur. Préparez donc votre périmètre réel : cultures, lieux, opérations et éventuels traitements après récolte concernés par le dossier. L’autoévaluation porte sur la checklist retenue pour cette situation. [3][3][1]
Pour une vérification interne, faites apparaître une colonne « preuve retrouvée » et une colonne « action à terminer ». Donnez une référence de fichier ou de pièce plutôt qu’une appréciation générale comme « fait ». Cette méthode permet au responsable du dossier de suivre les demandes sans transformer l’autoévaluation en promesse de certification.
Organiser les métriques sans les confondre avec les enregistrements
Le point 32.02.03 propose des métriques relatives aux substances actives, avec notamment des quantités par culture, par mois et par hectare et mois. Il prévoit, dans le cas des groupements option 2, des preuves au niveau du système de gestion de la qualité. Ce point conserve son niveau de recommandation dans le document consulté. [1][1][1]
Gardez les grandeurs élémentaires derrière une synthèse : produit concerné, période, culture et superficie utilisée dans le calcul. Une quantité totale d’une campagne ne décrit pas automatiquement un indicateur mensuel. Pour une consolidation de groupement, expliquez quelles données de l’exploitation ont été reprises et à quel résultat elles contribuent. Préparez ce rapprochement avec le responsable qui centralise les chiffres.
Si une différence apparaît entre deux sorties, examinez d’abord le périmètre et l’unité. Cherchez ensuite une éventuelle correction de compte rendu, un changement de classement ou une opération ajoutée. Gardez les versions comparées dans votre suivi interne. La valeur d’une synthèse dépend ici de sa possibilité de revenir aux pièces qui l’expliquent, sans imposer un format statistique supplémentaire à votre registre national.
Identifier les documents de l’exploitation et du groupement
La présentation GLOBALG.A.P. décrit un identifiant propre de treize chiffres pour le système de certification. Le registre français se rattache, lui, à l’établissement identifié par son SIRET. Conservez les deux identifications avec leur fonction respective. [3][2]
Dans les bordereaux que vous préparez, faites apparaître le destinataire et l’objet de la remise : organisme certificateur, structure de groupement ou service administratif. Une même copie de compte rendu peut être utilisée dans plusieurs démarches, mais elle reste reliée à l’établissement et à l’événement qu’elle décrit. Évitez qu’un nom de fichier limité au numéro d’un groupement fasse disparaître ce lien pour la personne qui doit retrouver le chantier.
Terminez votre préparation par une lecture contradictoire avec un collègue : fournissez la checklist, l’index et un ensemble de pièces, puis demandez-lui de suivre un critère jusqu’à l’enregistrement correspondant. Corrigez les renvois manquants et les légendes ambiguës. Cet exercice facultatif prépare une remise intelligible à l’auditeur, sans préjuger de son appréciation ni du statut final du certificat.
