Puceron de la tomate : espèces, miellat et dispersion

Plusieurs pucerons peuvent coloniser la tomate dès la pépinière. Les espèces comprennent notamment Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. Il s’agit d’insectes polyphages appartenant aux hémiptères. L’observation d’une colonie ne donne donc pas automatiquement le nom de l’espèce. Utilisez Encyclop’Aphid pour comparer les caractères morphologiques.

Les adultes peuvent être ailés ou sans ailes, dits aptères. Les colonies peuvent contenir des femelles vivipares et des jeunes stades. La durée du cycle dépend de l’espèce, de la plante hôte, de son état et du climat.

Les pucerons peuvent transmettre des viroses.

Les larves et les adultes prélèvent la sève grâce à leur rostre. Le sucre en excès est rejeté sous forme de miellat. Les jeunes stades muent avant d’atteindre l’état adulte ; leurs enveloppes abandonnées, les exuvies, expliquent les mues blanches visibles sur la végétation.

La fumagine peut se développer sur le miellat. Elle peut réduire la photosynthèse et la respiration foliaire. Les fruits souillés perdent aussi de leur valeur commerciale. Les piqûres nutritives peuvent aussi provoquer des ponctuations chlorotiques, déformer les jeunes folioles et réduire la croissance des pousses.

Les premiers foyers occupent quelques plantes dispersées, où les colonies augmentent rapidement. Les aptères gagnent les plantes voisines ; lors de pullulations, les formes ailées participent à une dispersion plus large dans la culture et à proximité. Les plants et les travailleurs peuvent également contribuer à la dissémination.

Sur tomate, comparez la vitesse d’extension des foyers et la présence de formes ailées aux plantes voisines. Notez les exuvies, les déformations et le miellat à chaque observation : ces indices permettent de suivre les colonies même lorsque les insectes restent cachés sous les folioles.

Les formes de conservation varient. À l’approche de l’hiver, des œufs sont déposés sur des plantes hôtes, notamment des adventices. Dans les abris chauffés, des femelles vivipares peuvent se maintenir sur les cultures présentes.

Pucerons des tomates : prévention et traitement naturel

Contrôlez la qualité sanitaire des plants avant et pendant leur introduction sous abri. Protégez les plants contre les insectes, posez des toiles aux ouvertures et désherbez la serre ainsi que ses abords.

Placez des panneaux englués pour détecter les premiers ravageurs.

Les auxiliaires utilisables comprennent Aphelinus abdominalis, Aphidius colemani, Aphidius ervi et Aphidoletes aphidimyza. Les Macrolophus exercent aussi une action secondaire sur les pucerons.

La résistance possible à plusieurs insecticides complique la maîtrise chimique des populations. Choisissez la protection en tenant compte des auxiliaires présents.

Punaises de la tomate : identifier avant le traitement

Identifiez l’espèce à partir de l’insecte et des dégâts. Certaines punaises sont nuisibles à la tomate ; d’autres servent d’auxiliaires en protection biologique.

Plusieurs punaises sont susceptibles d’être nuisibles sur tomate : Lygocoris pabulinus, des Lygus, Nesidiocoris tenuis et Nezara viridula. Les trois premiers groupes cités appartiennent aux Miridae, tandis que Nezara viridula appartient aux Pentatomidae. Les caractères ci-dessous concernent cette dernière espèce.

Nezara viridula est un insecte piqueur-suceur qui endommage les feuilles et surtout les fruits. Les feuilles de l’apex peuvent flétrir ; de petites taches ponctiformes apparaissent sur les jeunes fruits. Une coupe peut montrer des tissus sous-jacents plus clairs que le reste du fruit. Sur les fruits mûrs, les taches deviennent plus larges, blanches à jaune sombre.

Les enzymes libérées pendant les piqûres nutritionnelles provoquent des tissus blancs et spongieux en profondeur. Ces zones restent fermes à maturité.

Traitement des punaises de la tomate : mesures de protection

Contre les punaises de la tomate, la protection commence par l’hygiène de la culture : enlevez et détruisez les débris végétaux et les résidus de culture, désherbez la serre et ses abords, désinfectez le matériel utilisé sous abri (goutte-à-goutte, caisses). Produisez les plants dans un abri insect-proof et posez des toiles insect-proof aux ouvertures.

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En présence de populations élevées, traitez les plantes avant l’arrachage. Les parois des abris, les poteaux et les allées bétonnées se lessivent à l’eau, puis se traitent avec un insecticide ou un acaricide de contact.

Pour le traitement chimique, raisonnez le choix du produit, surtout si vous utilisez des auxiliaires. Nesidiocoris tenuis, une punaise de la famille des Miridae, a été introduite volontairement en France pour lutter contre les aleurodes et les thrips : une punaise observée sur tomate n’est donc pas toujours un ravageur à traiter. La limitation des insecticides à spectre large semble avoir contribué à l’émergence de ces punaises sous abri.

Nezara viridula : œufs, larves et hivernage

Le cycle de Nezara viridula comprend l’œuf, cinq stades larvaires et l’adulte. Les œufs blanc cassé, en forme de petits tonnelets, sont regroupés comme un nid d’abeilles sur la face inférieure des feuilles. Les jeunes larves sont rouge foncé à noires avec des taches blanches et se dispersent progressivement après éclosion.

La durée de développement dépend de la température : environ trois semaines à 30 °C et deux mois à 20 °C.

Les adultes peuvent hiverner derrière les arceaux des tunnels et dans d’autres structures des abris. Leurs plantes hôtes comprennent soja, riz, aubergine, concombre, tomate, poivron, haricot et diverses adventices.

Protégez les ouvertures par des toiles anti-insectes et éliminez les débris végétaux.

Chez Nezara viridula, l’adulte mesure de 1,2 à 1,6 centimètre. Sa teinte vert clair estivale devient brun violacé en automne et en hiver. La première paire d’ailes, appelée hémélytres, comporte une partie supérieure épaissie et sclérifiée. Les larves mobiles et les adultes volants participent à la dissémination.

Pucerons verts des rosiers : morphologie et cycle

Les pucerons verts des rosiers ne s’identifient pas uniquement à leur couleur. Macrosiphum rosae présente des formes vertes ou roses, ailées ou aptères. En production professionnelle, reliez votre observation au lot et à la pousse concernée.

Macrosiphum rosae mesure de 2,2 à 3,6 millimètres. La forme aptère présente une couleur allant du vert ou rose au brun rouge. Elle possède un tégument brillant, de longues cornicules noires et des antennes noires.

Chez l’aptère, observez aussi les articulations noires des pattes. Les cornicules longues et droites sont légèrement arquées vers l’extérieur. Ces caractères complètent la couleur lors de l’identification.

La forme ailée possède des sclérites marginaux sombres à noirs, une tête et un thorax noirs. Sa cauda est longue, pointue et pâle ; les articulations des pattes sont sombres.

Le rosier est l’hôte primaire ; les Dipsacaceae et les Valerianaceae figurent parmi les hôtes secondaires. En climat doux, le cycle reste principalement anholocyclique sur rosier, avec une reproduction sans phase sexuée.

Les œufs sont déposés en automne sur les rosiers sauvages ou cultivés. Au printemps, après éclosion, les larves colonisent les tiges florales et la face inférieure des feuilles. Une partie de la population migre en été vers les hôtes secondaires. Lors d’hivers doux, des femelles virginipares peuvent hiverner.

Aphidius rosae parasite Macrosiphum rosae.

Autres hôtes de Macrosiphum rosae

Les hôtes secondaires comprennent aussi, occasionnellement, d’autres Rosaceae : Fragaria, Pyrus, Malus et Rubus. Ce puceron peut transmettre des maladies virales aux fraisiers. Examinez les végétaux présents autour des lots de rosiers lorsque vous suivez la dispersion estivale.

Vérifier l’usage luxembourgeois avant une application

Vérifiez la culture, le ravageur et les conditions d’emploi dans le registre national des produits autorisés, accessible depuis l’ASTA.

Prochaine étape

Comparez les insectes aux images de pucerons et punaises de la tomate. Vérifiez ensuite l’usage d’un produit au Luxembourg dans le registre national et sa compatibilité avec les auxiliaires présents.