# Fiche de données de sécurité : lire les rubriques et l’étiquette phyto

URL: https://leafwrit.com/lu-fr/lire-etiquette-fds-produit-phyto/
Reviewed: 2026-10-29

Une **fiche de données de sécurité**, ou FDS, informe le client sur les propriétés intrinsèques d’un produit chimique et sur la gestion des risques. Le fournisseur la transmet obligatoirement si le produit est dangereux (article 31 de REACH), gratuitement sur papier ou en format numérique. Pour un produit phytopharmaceutique, l’étiquette du conditionnement et l’autorisation nationale complètent la FDS : le registre luxembourgeois des produits autorisés, TAPES, est accessible depuis le [portail officiel ASTA](https://agriculture.public.lu/fr/pflanzen-boeden/pflanzenschutz-gesundheit/zulassung-und-anwendung-psm.html). Rapprochez donc les trois documents, puis demandez au fournisseur la FDS correspondant exactement au produit livré.

## Fiche de données de sécurité (FDS, MSDS) : contenu de base

MSDS est le nom anglais de la FDS ; on parle aussi de fiche de sécurité ou de fiche produit chimique. Pour obtenir la MSDS d’un produit, demandez la FDS au fournisseur avec le nom commercial. Pour classer les fiches de sécurité de vos produits, vérifiez dans chaque PDF l’identification du produit et les coordonnées du fournisseur.

La rubrique 1 de la FDS identifie le produit (nom du produit, numéro CAS ou numéro CE pour une substance) et le fournisseur, avec ses coordonnées et son adresse e-mail. Le numéro d’appel d’urgence luxembourgeois de la rubrique 1.4 est le 8002 5500, un numéro gratuit qui donne accès au centre antipoison belge, 24 h sur 24 et 7 jours sur 7.

Un contrôle de FDS porte sur le format en 16 rubriques, la date de mise à jour, la présence de scénarios d’exposition et le contenu des rubriques 1 à 3. Si des informations manquent ou sont inexactes, contactez le fournisseur pour obtenir une FDS conforme, et contrôlez la date de mise à jour.

## Identifier la version avant de lire les consignes

Relevez la date d’émission : elle figure en première page de la FDS. Après une révision, vérifiez aussi la date et l’identification de la version remplacée. Une version révisée indique son numéro de version et de révision ou la date de remplacement, et la rubrique 16 signale les parties modifiées. L’annexe II de REACH, qui fixe le contenu de la FDS, a été remplacée par le règlement 2020/878.

## Lire la fiche rubrique par rubrique

L’annexe II de REACH impose **seize rubriques** ; la rubrique 3 ne reprend que les points 3.1 (substances) ou 3.2 (mélanges), selon le cas.

| Rubrique | Intitulé | Points prévus par l’annexe II | Question à se poser pendant la lecture |
| --- | --- | --- | --- |
| 1 | Identification de la substance ou du mélange et de la société ou de l’entreprise | 1.1 identificateur de produit ; 1.2 utilisations identifiées pertinentes et utilisations déconseillées ; 1.3 données du fournisseur de la FDS ; 1.4 téléphone d’urgence | S’agit-il du produit livré et qui répond à ma demande ? |
| 2 | Identification des dangers | 2.1 classification ; 2.2 éléments d’étiquetage ; 2.3 autres dangers | Quels dangers le fournisseur a-t-il retenus ? |
| 3 | Composition et informations sur les composants | 3.1 substances ; 3.2 mélanges | Quelles substances sont mentionnées dans cette formulation ? |
| 4 | Premiers secours | 4.1 description des premiers secours ; 4.2 principaux symptômes et effets, aigus et retardés ; 4.3 soins médicaux et traitements spéciaux immédiats | Où retrouver les instructions à communiquer en cas d’exposition ? |
| 5 | Mesures de lutte contre l’incendie | 5.1 moyens d’extinction ; 5.2 dangers particuliers du produit ; 5.3 recommandations pour les pompiers | Quelles informations transmettre aux intervenants ? |
| 6 | Mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle | 6.1 précautions individuelles, équipement de protection et procédures d’urgence ; 6.2 précautions pour l’environnement ; 6.3 méthodes et matériel de confinement et de nettoyage ; 6.4 renvoi à d’autres rubriques | Où sont décrites les précautions et les méthodes prévues ? |
| 7 | Manipulation et stockage | 7.1 précautions pour une manipulation sûre ; 7.2 conditions de stockage sûr, incompatibilités comprises ; 7.3 utilisations finales particulières | Quelles conditions concernent le dépôt et la préparation ? |
| 8 | Contrôles de l’exposition et protection individuelle | 8.1 paramètres de contrôle ; 8.2 contrôles de l’exposition | Quelles protections et quels contrôles sont indiqués ? |
| 9 | Propriétés physiques et chimiques | 9.1 propriétés physiques et chimiques de base ; 9.2 autres données | Comment le fournisseur caractérise-t-il le produit ? |
| 10 | Stabilité et réactivité | 10.1 réactivité ; 10.2 stabilité chimique ; 10.3 possibilité de réactions dangereuses ; 10.4 conditions à éviter ; 10.5 matières incompatibles ; 10.6 produits de décomposition dangereux | Quelles incompatibilités ou conditions à éviter sont signalées ? |
| 11 | Informations toxicologiques | 11.1 informations sur les classes de danger du règlement CLP ; 11.2 informations sur les autres dangers | Quels renseignements concernent les effets sur la santé ? |
| 12 | Informations écologiques | 12.1 toxicité ; 12.2 persistance et dégradabilité ; 12.3 potentiel de bioaccumulation ; 12.4 mobilité dans le sol ; 12.5 résultats de l’évaluation PBT et vPvB ; 12.6 propriétés perturbant le système endocrinien ; 12.7 autres effets néfastes | Quels renseignements concernent le milieu naturel ? |
| 13 | Considérations relatives à l’élimination | 13.1 méthodes de traitement des déchets | Où figurent les indications sur les déchets ? |
| 14 | Informations relatives au transport | 14.1 numéro ONU ou numéro d’identification ; 14.2 désignation officielle de transport ; 14.3 classes de danger ; 14.4 groupe d’emballage ; 14.5 dangers pour l’environnement ; 14.6 précautions particulières ; 14.7 transport maritime en vrac | Quelles données remettre à la personne chargée du transport ? |
| 15 | Informations relatives à la réglementation | 15.1 réglementation spécifique à la substance ou au mélange en matière de sécurité, de santé et d’environnement ; 15.2 évaluation de la sécurité chimique | Quelles références spécifiques le fournisseur mentionne-t-il ? |
| 16 | Autres informations | parties modifiées lors d’une révision ; liste des mentions de danger, avec le texte complet de celles qui ne sont pas complètes dans les rubriques 2 à 15 ; recommandations de formation | Qu’est-ce qui a changé et comment lire les abréviations ? |

### Fiche de données de sécurité simplifiée (FDS) : les quatre rubriques à lire en premier

Pour une fiche de données de sécurité simplifiée, c’est-à-dire une lecture rapide avant d’ouvrir un bidon, commencez par la rubrique 1 (produit livré et fournisseur), la rubrique 2 (dangers et étiquetage), la rubrique 4 (premiers secours) et la rubrique 8 (contrôles de l’exposition et protection individuelle). Classez ensuite la FDS complète à 16 rubriques du fournisseur avec ce produit : les autres rubriques servent au stockage, à l’incendie, au transport et aux déchets.

## EUH208, EUH210 et pictogrammes de l’étiquette CLP

L’étiquette CLP d’une substance ou d’un mélange classé dangereux porte le nom, l’adresse et le téléphone du fournisseur, la quantité nominale, les identificateurs du produit, puis, selon le cas, les pictogrammes de danger, les mots d’avertissement, les mentions de danger, les conseils de prudence et une section d’informations supplémentaires.

EUH208 (« Contient (nom de la substance sensibilisante). Peut produire une réaction allergique ») figure sur l’étiquette des mélanges qui contiennent au moins une substance classée sensibilisante à 0,1 % ou plus, ou à la concentration fixée par une note de l’annexe VI du CLP.

EUH210 (« La fiche de données de sécurité est disponible sur demande ») figure sur l’étiquette des mélanges non destinés au grand public et non classés dangereux, qui contiennent par exemple 0,1 % ou plus d’un sensibilisant cutané ou respiratoire de catégorie 1, ou 1 % en poids ou plus (mélanges non gazeux) d’une substance dangereuse pour la santé ou l’environnement. Dans ce cas, le fournisseur remet la FDS au destinataire qui la demande. Retrouvez ces mentions complètes sur l’étiquette CLP, puis demandez la FDS au fournisseur.

H304 est la mention de danger « Peut être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires » (danger par aspiration, catégorie 1), avec le mot d’avertissement « Danger ». Son pictogramme est GHS08, le symbole « danger pour la santé ». Pour aller plus loin, ouvrez le [repère sur le danger par aspiration](/lu-fr/produits-phytosanitaires-cancer-exposition/).

## Rapprocher la FDS et l’étiquette phyto

Les rubriques 2 et 3 de la FDS reprennent la classification et l’étiquetage CLP du mélange et la classification CLP de ses composants.

L’étiquette phytopharmaceutique indique le nom commercial, le numéro d’autorisation, le type de préparation (par exemple poudre mouillable ou concentré émulsionnable), les usages autorisés, le dosage et le nombre maximal d’applications, les intervalles de sécurité selon l’usage, ainsi que les instructions de stockage et d’élimination. Relevez ces éléments sur l’étiquette du produit que vous allez utiliser et comparez-les avec les rubriques 1 à 3 de la FDS.

Au Luxembourg, les produits phytopharmaceutiques portent le numéro d’autorisation luxembourgeois et figurent dans la liste TAPES. Les restrictions d’utilisation et les conditions d’emploi définies dans les autorisations sont contraignantes. L’article 55 du règlement 1107/2009 impose d’utiliser le produit conformément aux conditions de l’autorisation précisées sur l’étiquette. Pour traiter une culture, vérifiez donc son usage autorisé dans TAPES.

## Fiches toxicologiques de l’INRS et FDS du fournisseur

La base de données des [fiches toxicologiques de l’INRS](https://www.inrs.fr/publications/bdd/fichetox.html) présente les dangers liés à une substance ou à un groupe de substances. La FDS du fournisseur porte sur le produit livré : sa rubrique 1 reprend le nom du produit. Dans une base de données de FDS, cherchez le nom commercial exact, puis contrôlez le fabricant et la version du PDF. Si un document se présente comme une synthèse, revenez à la fiche du fournisseur pour retrouver les rubriques et les renvois. Pour votre préparation commerciale, demandez la FDS du fournisseur plutôt que de vous contenter d’une fiche toxicologique.

## Nouvelle étiquette phytopharmaceutique : règlement 2026/1123

Le règlement (UE) 2026/1123 du 26 mai 2026 établit de nouvelles exigences d’étiquetage des produits phytopharmaceutiques et abroge le règlement 547/2011. Il s’applique à partir du **1er janvier 2028**. Le règlement 547/2011 reste applicable à l’étiquette des produits dont l’autorisation ou le dernier renouvellement repose sur une demande présentée avant le 1er janvier 2028. Une étiquette modifiée après le 1er janvier 2028 comporte une étiquette numérique.

## Unités de teneur des microorganismes

Pour une substance active constituée d’un microorganisme, la teneur s’exprime en unités actives par volume ou poids, ou par toute autre unité pertinente, par exemple en unités formant colonies par gramme (UFC/g). Reprenez l’unité imprimée sans la convertir en pourcentage.

## EPI phytosanitaires : lire la rubrique 8 pour la tâche prévue

La checklist de contrôle des utilisateurs professionnels de l’ASTA prévoit que chaque utilisateur dispose d’un équipement de protection individuelle, que cet équipement est prévu pour l’usage des produits phytopharmaceutiques et offre une protection suffisante, et qu’il est porté à chaque application.

Pour les gants, la rubrique 8 de la FDS précise le type de matériau, son épaisseur et le temps de pénétration du matériau. Ce temps caractérise le matériau mentionné : ne le transformez pas en durée de port garantie pour n’importe quel gant. Pour les yeux et le visage, elle précise le type de protection selon le danger. Pour la protection respiratoire, elle précise l’équipement et, selon le cas, le filtre ou la cartouche.

Notez ce qui manque ou ne correspond pas à la FDS (gants d’un autre matériau, filtre absent, notice introuvable) et signalez-le au responsable, qui pourra poser la question précise au fournisseur. Ne notez pas « EPI disponibles » tant que leur adéquation à la tâche reste une question.

## Mélanges : formulations, incorporation et qualité de l’eau

Avant de remplir le pulvérisateur, identifiez exactement les produits et faites confirmer la préparation envisagée. Avant de mélanger plusieurs produits, il faut vérifier la faisabilité du mélange, qui recouvre la compatibilité (la sélectivité notamment) et la limite réglementaire liée au classement de chaque spécialité, puis respecter un ordre d’incorporation. La rubrique 7.2 de la FDS indique les incompatibilités de stockage et la rubrique 10.5 les matières incompatibles.

Historiquement, les premiers produits phytosanitaires étaient des poudres mouillables (WP), à base de soufre et de cuivre. Les suspensions concentrées (SC) contiennent la substance active et les co-formulants broyés dans l’eau. Les concentrés émulsionnables (EC) sont solubilisés dans un solvant, et les liquides solubles (SL) contiennent des substances actives solubilisées dans l’eau.

La cuve est remplie aux deux tiers du volume souhaité et maintenue sous agitation pour garder une bouillie homogène. Plus la bouillie est concentrée, plus le risque d’incompatibilité physique augmente. Identifiez donc la formulation de chaque produit (WP, WG, SC, SL…) avant de suivre l’ordre d’incorporation ci-dessous.

L’ordre d’incorporation généralement conseillé est le suivant :

1. les correcteurs de dureté de l’eau et les anti-mousses ;
2. les petites doses de produits solides (moins de 100 g de granulés dispersibles WG) et les sachets hydrosolubles (WSB) ;
3. les autres granulés (WG), incorporés sans ajouter d’eau, et les poudres (WP) ;
4. les suspensions concentrées (SC) ;
5. les formulations à base de solvants (SE, OD, EW, EC) ;
6. les liquides solubles (SL) ;
7. les adjuvants (huiles, mouillants) ;
8. les correcteurs de carence, par exemple au manganèse, au magnésium ou au cuivre ;
9. les engrais.

Les correcteurs de carence sont souvent à l’origine d’incompatibilités physiques, qui altèrent l’efficacité des produits et bouchent buses et filtres par floculation de la bouillie.

Dans les conditions habituelles d’utilisation, le pH de la bouillie n’influence pas significativement l’efficacité des sulfonylurées, du MCPA et du clodinafop. Le pH peut en revanche affecter la stabilité des substances actives : le flupyrsulfuron est dégradé à pH acide et basique, le metsulfuron uniquement à pH acide.

Pour le glyphosate, l’effet d’un acide sulfurique ou phosphorique ne vient pas de la baisse de pH, mais des ions sulfate et phosphate qui précipitent le calcium et abaissent la dureté de l’eau. Pour modifier la dureté de l’eau, le sulfate d’ammonium est bien moins agressif pour le matériel et moins dangereux que les acides.

## Traitement à la bouillie bordelaise sur tomates et vigne : vérifier l’usage avant de traiter

Le diagnostic et les mesures de protection contre le mildiou des tomates figurent dans l’article [mildiou et oïdium de la tomate](/lu-fr/mildiou-oidium-tomate/). Pour une **bouillie bordelaise sur tomate ou vigne au Luxembourg**, le produit doit être autorisé dans l’État membre (article 28 du règlement 1107/2009), et la liste des produits autorisés est [TAPES, le registre de l’ASTA](https://saturn.etat.lu/tapes/tapes_fr_mnu_pdt.htm). Retrouvez-y le produit exact et son usage, puis relevez la dose propre au produit et à la culture.

La liste TAPES des produits à usage professionnel comprend des produits à base de cuivre, par exemple Cuprex 50 % (840,3 g/kg d’oxychlorure de cuivre, poudre mouillable) et Cuproxat Flüssig (190 g/l de sulfate de cuivre tribasique, suspension concentrée).

Sur la vigne, le soufre mouillable est un produit de contact contre l’oïdium et suffit pour les premiers traitements, du débourrement (stade 2-3 feuilles) jusqu’à l’avant-dernière pulvérisation avant la floraison. Contre le mildiou, les deux dernières pulvérisations utilisent soit des produits de contact qui protègent les acariens prédateurs, soit des préparations à base de cuivre. Pour un traitement au soufre et au cuivre, séparez les références envisagées : vérifiez chaque produit séparément, puis les conditions du mélange. En viticulture biologique, l’association du cuivre et du soufre mouillable s’est avérée efficace contre le rougeot parasitaire.

La bouillie bordelaise Valles, spécialité française, contient 200 g/kg de composés du cuivre, sous forme de bouillie bordelaise à 733,4 g/kg. Cette poudre mouillable est un fongicide et bactéricide à usage professionnel. Sa fiche limite l’apport de cuivre à 4 kg/ha/an, toutes sources de cuivre confondues. Ses usages au Luxembourg se vérifient dans TAPES.

## Huile de colza : distinguer insecticide et adjuvant

Relevez sur le conditionnement le nom commercial, le numéro d’autorisation et les substances indiquées, et utilisez les documents de la spécialité destinée à cette opération. Spruzit Neu (L02141-015, W. Neudorff GmbH KG), inscrit dans TAPES, associe **825,3 g/l d’huile de colza** à **4,59 g/l de pyréthrines** ; c’est un concentré émulsionnable (EC).

La spécialité française Spruzit EC Pro, avec la même teneur en huile de colza et en pyréthrines, est un insecticide dangereux pour les abeilles : il ne s’applique pas pendant la floraison ni en présence d’abeilles. Sa fiche prévoit une zone non traitée de 20 mètres par rapport aux points d’eau (50 mètres pour les usages concernés) et un délai de rentrée de 6 heures en plein champ, 8 heures en milieu fermé. Les plantes traitées peuvent présenter un aspect gras et huileux.

Codacide est lui aussi un concentré émulsionnable à base d’huile de colza (867,14 g/l), mais c’est un adjuvant pour bouillie insecticide, non un insecticide. Le nom de l’ingrédient et celui de la formulation ne suffisent donc pas à attribuer la même fonction à deux préparations : lisez séparément le nom commercial, la fonction et les substances. Les adjuvants (huiles, mouillants) s’incorporent en septième position dans la cuve. La zone non traitée de Codacide est de 5 m par rapport aux points d’eau, sauf si le produit associé requiert une zone plus large.

Pour Codacide, les protections de l’adjuvant se combinent avec les équipements spécifiques du produit phytopharmaceutique associé. Un matériel adapté et entretenu et des protections collectives constituent la première mesure de prévention, avant les protections individuelles. Même pour une formulation contenant un ingrédient d’origine végétale, appliquez les précautions du produit.

## Composition et dangers du mélange

Dans la FDS, lisez séparément l’identification des dangers et la composition. La toxicité globale d’un mélange peut différer de celle des substances qui le composent. La FDS d’un mélange sépare donc l’identification des dangers (rubrique 2), la composition (rubrique 3) et les informations toxicologiques (rubrique 11).

Pour un mélange qui ne remplit pas les critères de classification, la rubrique 3.2 indique avec leur concentration ou leur plage de concentration les substances présentes à 1 % en poids ou plus (0,2 % en volume pour les mélanges gazeux) lorsqu’elles présentent un danger pour la santé ou l’environnement. Pour chaque substance listée, les codes des mentions de danger suffisent ; leur texte intégral figure en rubrique 16.

La FDS peut aussi indiquer le numéro CAS et le nom chimique IUPAC de la substance. Relevez la dénomination de la substance et son numéro d’enregistrement lorsqu’il est indiqué, distinguez le numéro CE, le numéro CAS et le nom IUPAC, et notez à part le numéro d’autorisation luxembourgeois du produit commercial.

## Prochaine étape

La FDS (rubriques 1 à 3) et l’étiquette du conditionnement décrivent le même produit. Vérifiez les protections et la préparation du mélange pour l’opération prévue. Son autorisation luxembourgeoise se trouve dans [TAPES](/lu-fr/produits-phytopharmaceutiques-autorises-tapes/), la liste des produits autorisés.


